Un client ne paie pas dans les 30 jours : les 5 réflexes à avoir avant d'appeler un avocat
Un client qui paie en retard, c'est du temps volé sur un chantier. Avant de payer un avocat, ces 5 réflexes — et les messages prêts à l'emploi — peuvent vous faire gagner des semaines.
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Un client ne paie pas dans les 30 jours : les 5 réflexes à avoir avant d'appeler un avocat
Un client qui traîne à payer, c'est du temps passé à relancer au lieu de travailler sur un chantier. Avant d'en arriver à l'avocat, voici cinq étapes à appliquer seul, dans l'ordre.
1. Vérifiez le contrat avant de relancer
Avant d'envoyer quoi que ce soit, reprenez le devis signé et les conditions de paiement. Date de règlement, acompte, retenue de garantie, clauses particulières : tout doit être clair. Si le client n'a pas signé de devis, vos conditions générales de vente (CGV) sur la facture ou le bon de commande font aussi loi.
À retenir : une relance mal calée affaiblit votre position. Attendez le jour J + 1 du retard.
2. Relancez par écrit, deux fois
Un appel téléphonique ne prouve rien. Envoyez un email, puis un courrier recommandé avec accusé de réception (comptez environ 8 €) pour garder une trace.
> Je vous contacte au sujet de la facture n° [numéro] de [montant] €, datée du [date] et payable à [date]. À ce jour, le règlement ne m'est pas parvenu. Merci de me confirmer la date de paiement sous [X] jours. Sans retour de votre part, je serai contraint de saisir la procédure de recouvrement adaptée.
Gardez un dossier : email, courrier, accusé de réception, éventuelles réponses.
3. Proposez un échéancier raisonnable
Si le client a des difficultés passagères, un échelonnement peut éviter la procédure. Proposez quelque chose de réaliste : 3 à 6 mensualités maximum, avec le premier paiement sous 7 jours.
> Je vous propose de régler la somme de [montant] € en [nombre] mensualités de [montant] €, à partir du [date]. Si vous êtes d'accord, merci de me le confirmer par écrit. En l'absence de paiement à la première échéance, la totalité du solde deviendra exigible.
Attention : n'accordez jamais un échelonnement sans écrit et sans caler la première échéance au plus vite.
4. Rédigez une mise en demeure claire
Si après 15 à 30 jours de retard et deux relances, rien n'avance, passez à la mise en demeure. C'est un courrier formel qui indique :
- le montant exact,
- la référence de la facture,
- un délai final (généralement 15 jours),
- les conséquences en cas de non-paiement (intérêts de retard, frais de recouvrement, saisine du tribunal).
> Par la présente, je vous mets en demeure de payer la somme de [montant] € au titre de la facture n° [numéro], dans un délai de quinze jours à compter de la réception de ce courrier. À défaut de paiement dans ce délai, je saisirai le tribunal compétent pour obtenir le paiement de la créance, majorée des intérêts de retard et des frais de recouvrement.
Si votre client est une entreprise, la loi vous permet aussi de réclamer une indemnité forfaitaire de 40 €.
5. Saisissez les outils de recouvrement si le silence persiste
Si le client ne répond toujours pas, vous avez plusieurs options avant l'avocat :
- L'injonction de payer : procédure rapide et peu coûteuse au tribunal (environ 41 € de redevance, puis huissier si l'opposition est levée). Elle convient quand la facture est indiscutable.
- Le recouvrement amiable par une société spécialisée : des frais de 5 à 15 % du montant récupéré, mais pas de garantie.
- La saisine du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire selon la nature du client.
Petit conseil pratique : si la facture est inférieure à 5 000 €, l'injonction de payer reste souvent la voie la plus simple. Au-delà, ou en cas de contestation, un avocat devient pertinent.
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Vous avez déjà passé par ces étapes ? Racontez dans les commentaires ce qui a fonctionné pour vous, ou posez votre cas concret. Le groupe pourra vous aider à choisir la prochaine étape.
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